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La Résilience

Nous sommes tous, confrontés un jour ou l’autre à la résilience, outre la popularisation de ce concept qui vient faire écho aux évènements actuels dans le monde, il nous arrive de rencontrer des épreuves difficiles ou bien de connaitre des personnes qui en rencontrent dans quelques domaines que ce soit. C’est Boris Cyrulnik qui en parle le mieux, considéré comme le spécialiste en la matière en France . Mais sous l’aspect nébuleux du terme, qu’est-ce que la résilience exactement ?

Au sens large : « c’est la capacité d’un corps, d’un organisme, d’une espèce, d’un système, d’une structure à surmonter une altération de son environnement ».Au sens Psychologique du terme : « C’est la capacité psychique de l’individu à aller au-devant, à supporter les épreuves de la vie, les traumatismes, afin de rebondir ».L’idée est de se reconstruire avec la déchirure ou l’effraction sans plus en dépendre ou la subir dans sa vie ! c’est d’ailleurs le trauma qui oblige la reconsidération de l’existence chez la personne dans un premier temps et qui va de ce fait contribuer dans un second temps à la réorganisation des pensées et des perceptions.

Attention Toutefois à prendre du recul face à certains écueils, dus à la généralisation d’usage de ce concept. Cette démarche de la résilience est porteuse d’espoir autant qu’elle peut rendre son entreprise excluante et culpabilisante. Certains facteurs favorisent la résilience là où d’autres vont la freiner c’est un chemin sur lequel l’art de se reconstruire s’apprend avec indulgence et bienveillance. Il n’y a pas de recette toute faite c’est un parcours unique pour chacun. L’expérimentation se réalise en fonction de son histoire de vie , de la fréquence et de l’intensité du trauma, des ressources psycho-affectives disponibles à un moment donné dans l’environnement… Comme pour un deuil ,ce n’est jamais la même histoire, il y a juste quelques points communs.

Quoi qu’il en soit la blessure du passé devient le moteur pour aller de l’avant. C’est retrouver cette assurance intérieure d’être digne d’amour et d’intérêt… et donc de vivre. L’on peut être une bonne personne à qui il est arrivé de mauvaises choses. Cette partie blessée, malade, fragile de nous-même est vue. Elle est considérée acceptée comme faisant partie d’un tout, car nous ne sommes pas que cela. L’identification systématique et réductive à l’évènement cesse . Peu à peu les perspectives s’ouvrent et ce farouche désir de vivre renait, prend le pas et permet de recréer différemment.

Comment s’en sortir ?

Tout d’abord il faut comprendre que la résilience est un processus interactif qui s’entretient et se renforce, il est difficilement réalisable en restant seul ou isoler.

• L’idée est de retrouver ses passions, ses plaisirs, de se retrouver soi – même d’être soi-même, tout le monde a peur de cela. Mais c’est ce qui est beau, choisir la liberté d’être soi- même sans plus redouter de décevoir ou attendre d’être déçu.

• Se fixer des objectifs réalisables et définis dans le temps, bien sûr faire preuve d’adaptabilité et de créativité pour atteindre ses buts avec le plus grand respect et la plus grande cohérence possible.

• Enfin, il peut être nécessaire de se faire accompagner en thérapie, notamment si vous vous sentez démuni ou dépassé par les évènements. Les méthodes d’accompagnements en thérapies brèves, psychocorporelles ou en hypnose sont intéressantes dans le sens où elles facilitent d’une part la transition vers le changement en limitant l’impact des mécanismes de défense et les fausses croyances. Et d’autre part parce qu’elles favorisent la reconstruction de l’intégrité psychocorporelle de la personne et la prise de conscience de ses capacités.

• Cet accompagnement thérapeutique peut aider mais n’est pas obligatoire, l’entourage peut aussi constituer un soutien et un point d’ancrage affectif suffisant pour que la personne puisse transformer l’émotion à l’origine de la souffrance.

Pour aller plus loin :

• Les médiations animales sont très intéressantes pour les personnes qui y sont sensibles, elles permettent entre autres de redonner du sens et de rétablir un lien. Cela peut aussi passer par un animal de compagnie.

Quelques références :

Médiations équines : Ecurie FONT Clarette à Arpaillargues

Livre : Le murmure des fantômes de Boris Cyrulnik aux éditions Odile Jacob

Kintsugi, l’art de la résilience de Céline Santini aux éditions First

Interview : https://www.arte.tv/…/098149-031-A/fragments-michele/

Prenez bien soin de vous !